Pensée sur l’amour.

Amour : La désillusion de l’espoir .

Entre Éros et Philia : la dynamique du désir

Tout d’abord, prenons en considération les textes concernant Éros et Philia. Établissons une citation d’André Comte-Sponville qui dit : « La passion est une pathologie du manque. »
Prenons en exemple un couple qui vit ensemble depuis quelques décennies. Au tout début : l’attirance, la découverte et l’exploration du monde de l’autre. Puis, une certaine frustration que nous allons appeler « manque ». En effet, le manque ici crée le besoin de voir la personne.

De l’idéalisation à la désillusion : le piège de l’espoir

Construire ce n’est pas renoncer.<< Construire, c’est s’offrir le luxe de voir une intention devenir une réalité.>>

C’est dans cette période que l’on tombe dans cette espèce de désillusion qu’est l’idéalisation de la personne en face. Et c’est là une erreur, ou du moins quelque chose sur lequel il ne faut pas rester. Car, par exemple, l’espoir du prince charmant mène forcément à la désillusion : il n’existe pas.
Il vaut mieux être dans le « désespoir », qui ne veut pas dire être malheureux en soi. L’espoir est une pensée future ; le fait de ne pas en avoir permet d’être dans l’action présente. De sorte que l’on puisse profiter, corriger, envisager et aimer immédiatement.

L’éthique du couple : se réjouir de l’existence de l’autre

Pour en revenir à l’évolution chronologique d’un couple, il est intéressant de lire Platon concernant le manque et le fait de ne plus désirer ce qu’on possède. Mais aussi, pour la suite de l’évolution, Aristote et Spinoza pour leur pensée sur l’éthique : « Aimer, ce n’est plus vouloir posséder, c’est se réjouir que l’autre existe ».
C’est une deuxième phase du couple que certains ne connaîtront jamais, malheureusement, car ils restent dans leur idéalisation de l’autre. On ne peut changer l’autre, le modeler à son désir. C’est cultiver la joie de la présence de l’autre et partager, au lieu de pleurer l’absence de l’idéal.

La philosophie comme boussole du quotidien

L’espoir est une maladie du temps qui nous fait rater des moments heureux. En admettant que l’autre est imparfait, on commence réellement à le voir. C’est alors que se cimente un autre genre d’amour et de relation.
La philosophie peut, à certains moments, s’avérer d’excellent conseil. Réfléchir avant d’agir, construire, partager ou écouter : autant de mots et d’actions que nous avons à notre disposition. Encore faut-il savoir sur quel chemin nous désirons cheminer…

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