« Escapade à Borne : La BD » ou « Chroniques de Rando ».

Une balade ? non un partage.

Arrivés à Borne, là où le village semble monter la garde au-dessus des eaux, nos deux amis s’élancent. Le chemin les appelle, plongeant d’abord vers la fraîcheur de la rivière. Un hameau isolé, une dernière bâtisse… et l’ombre fraîche des noisetiers. Le sentier se prête aux confidences. Entre deux panoramas grandioses, la discussion s’anime, mêlant l’usage des drones en pleine nature à la contemplation de cette terre sauvage.


Le serpent d’eau

Au détour d’une dernière clairière, le torrent sauvage se dévoile à nous : une manifestation contrastée de la puissance de la nature.

Au cœur de ce dédale minéral se révèle l’écrin sauvage de la rivière Borne, véritable joyau de nature à l’eau turquoise. Sans plus de palabres, nous empruntons le sentier qui longe ce serpent d’eau pour accéder à la vallée. En cette période, les couleurs de la forêt alternent entre terre et feu.

Les ruines d’un vieux moulin semblent avoir été déposées là, tels les blocs rocheux qui jalonnent la rivière. Cette intégration minérale dans le paysage de la Borne est totale.Plus loin, un hameau habité s’accroche au versant sud. Ce petit village semble ancré dans la pierre depuis toujours, malgré un accès qui paraît presque improbable.


Le carré vert

Et là, nous entrions dans le dur : l’ascension à proprement parler des collines d’Ardèche. Direction l’aérodrome pour un bref passage car, en lieu et place de la piste, une simple prairie dégagée nous attendait. Un éclat de rire se fit entendre jusque dans la vallée, tant nous fûmes déconcertés de trouver ce « carré vert ».

S’en suivit une longue marche sur la crête pour rejoindre ce pour quoi nous étions venus….


BZZZZZ…BZZZZZ

Impossible de décrocher le regard de ce panorama, en arrière-plan du Phare Friedmann.

La couleur sur fond de maquis et la ligne d’horizon collent parfaitement à l’image d’un bord de mer et de sa sentinelle bleutée.

L’effet est réussi, mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises ! Nous trouvons l’entrée et nous nous engageons dans un escalier en colimaçon qui donne accès à ce qui ressemble à une bibliothèque.

De nombreuses étagères, de nombreux livres et un vitrage en arc de cercle finissent de marquer cet endroit hors du temps, comme le voulait Friedmann.

Et là… stupéfaction. Une nuée de mouches, certainement venue s’abriter, s’entrecroise dans un vrombissement marqué.

Je posai un livre provenant tout droit de la bibliothèque de ma mère, participant ainsi à l’effort de guerre du lieu.


Le radeau des cimes

Tel un radeau perdu sur les hauteurs, nous découvrîmes la beauté du lieu qui domine l’Ardèche. Le bleu contraste parfaitement avec le vert du maquis environnant.


Le raccourci

Nous ne savions pas ce qui nous attendait. Après le panorama insensé de l’observatoire, nous entamions la descente aux enfers !

​À gauche, non à droite… Non, tout droit !

​Un dédale de petits chênes et de ronces dans ce maquis touffu vint nous lacérer les jambes. Un autre fou rire lors de la découverte que nous n’avions plus le temps de rebrousser chemin.

​Le « raccourci » ainsi nommé, nous dévalâmes la pente en vociférant pour la forme et en éclatant de rire au vu de l’épreuve finale.

L’arrivée au hameau clôtura la terrible descente.

​Prochaine étape finale : le pare-feu de pierre.


Contemplation

Mais avant la Tour de Borne, une halte photographique bien méritée de notre espiègle ami. Un mini-torrent qui laisse place à un moment bucolique et nous permit de reprendre des forces après la descente infernale.

Une fois cette parenthèse rafraîchissante terminée, nous pûmes reprendre la route vers notre ultime objectif.


Le pare-feu de pierre.

Sous nos yeux ébahis, se dressant fièrement, accolée à la montagne ardéchoise : la Tour de Borne.

Rocailleusement camouflé, ce monument garde le pont en contrebas.

C’est là que nous lâchions nos drones, tels des antivirus cherchant la faille. Plans verticaux en ascension, effect vertigo, plans circulaires : tout y passa.Ces dernières prises sonnèrent la fin de notre journée d’exploration et de refonte de notre monde. Plus qu’une balade, cette Ardèche fut un terrain de jeu magnifique et le témoin de nos échanges engagés. Ils furent marqués par de nombreux éclats de rire.

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