COVID pour tous ,tous pour le COVID

Phase 1 : Le diagnostic

​Tout commence par une annonce au journal télévisé : un animal aurait contaminé un village.

​De fil en aiguille, les jours passent et la situation s’aggrave. C’est la pandémie. La ligne de production s’arrête sans préavis. Là encore, les gens n’y croient pas. Ils pensent que le danger est loin d’eux, alors que la menace couve déjà partout dans le monde. C’est un moment de flottement brusque, un arrêt d’urgence brutal dans notre façon de penser et de fonctionner.

​Phase 2 : Les « Procédures Dégradées »

​S’ensuit un moment incommensurable de doute et de panique.

​À la volée, les autorités nous imposent maintes et maintes procédures qui frôlent le ridicule. La machine commence déjà à se gripper. Le coup fatal survient lorsque la population elle-même commence à rédiger ses propres autorisations de sortie.

​Entre un couvre-feu dénué de sens et une pénurie de masques vécue comme une vaste blague, la confiance du peuple est mise à mal. Le « chef d’atelier » aux commandes de cette mascarade persiste à maintenir ses réglages, malgré la non-conformité évidente de ses actions.

​Malgré une pression devenue excessive, il s’enferme dans le déni, accentuant de jour en jour ce qui est devenu une crise majeure.

Phase 3 : L’Analyse des Matériaux

La réaction sous stress.

Un climat de panique ,des files d’attente de chariot remplis de denrées alimentaires ,qui ne servirent à rien , à part renflouer la grande distribution .

​Une formulation à base de peur

​Lors de cette première phase, l’altruisme n’était plus qu’une absence de matière : une trémie qui ne se remplissait plus.

​La nervosité, l’exagération, la perte de réalité et du bon sens étaient devenues monnaie courante. Dans ce processus, la peur s’est imposée en première ligne, agissant comme la matière principale de la formulation.

​La confiance s’est rompue vis-à-vis de « nos chères huiles » qui, de jour en jour, n’ont cessé d’ajouter du ridicule à leurs innombrables protocoles. L’anxiété, toujours plus présente, était propagée par une doxa journalistique et des réseaux sociaux de plus en plus corrompus par la bêtise.

urgence sanitaire covid

​Le coût humain : un pare-feu épuisé

​Les suites de cette crise sont passées presque inaperçues. Pourtant, elles ont apporté leur lot d’idées suicidaires et une fatigue extrême pour les personnels soignants. Ces derniers étaient en première ligne, agissant tel un pare-feu face à un système en surchauffe.

​Pour ceux qui souhaitent aller au-delà des apparences, vous pouvez consulter les résultats de cette étude d’Elsevier :

Lien vers l’étude PMC8495045: https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8495045/

​Elsevier a d’ailleurs créé un centre de ressources COVID à diffusion gratuite pour documenter ces retombées.

Crise sanitaire et division sociale : un paramètre machine sans essai réel ?

Comme toute situation complexe et inédite, cette période a généré son lot d’électrons libres échappant à tout contrôle. On a vu fleurir des activités annexes, comme la création à la va-vite de masques de protection, tandis que les cadences de production augmentaient malgré un manque criant de personnel. Tout fut bon pour s’engouffrer dans la brèche.

Après la première salve de protocoles, est venu le temps de la « piquouze ». C’est là que la division de la population a éclaté au grand jour. L’accueil de cette solution n’a pas été uniforme. Ce qui est certain, c’est qu’il s’agissait d’un paramètre machine intégré sans aucun essai réel.

Le processus était lancé, divisant la société en deux blocs distincts : d’un côté les « pro-vax », de l’autre les « anti-vax ». Mais n’oublions pas la troisième catégorie, celle des invisibles :

  • Les personnes privées de choix car devant subir une opération.
  • Les visiteurs en milieu hospitalier.
  • Ceux pour qui le « précieux sésame » du certificat de vaccination était devenu obligatoire pour un simple séjour en camping.

Sans oublier le personnel soignant, placé devant un dilemme brutal : accepter ou être mis au rebut. Et contrairement au monde du plastique, ici, il n’y avait pas de recyclage possible.

Cette obligation a laissé un goût amer à bien plus de personnes qu’on ne le pense… pourtant, la chambre d’écho de cette opinion divergente restera à jamais shuntée. 

Phase 4 : La Simulation (Futur et Rétrospective)

Anticiper la prochaine dérive : l’expérience « Covidesque »

Et si, à l’avenir, une telle dérive de production se reproduisait ? Au-delà des solutions d’urgence, comment l’aborderions-nous, forts de notre expérience « Covidesque » ? nous tournerions-nous vers le passé pour y chercher une quelconque expérience salvatrice ? Saurions-nous tirer les leçons des effets néfastes de cette précédente convulsion ?

Installer les bons capteurs

Imaginez que nous soyons capables de poser des capteurs, de créer une véritable alarme sur des données critiques : stocks de masques, lits d’hôpitaux, indicateurs sanitaires… Encore faudrait-il en tenir compte et, surtout, agir.

Aujourd’hui, avons-nous réellement investi dans ces nouveaux capteurs ? Sont-ils suivis de près, ou l’alarme a-t-elle simplement été « acquittée » sans que le problème de fond ne soit résolu ? En industrie, acquitter une alarme sans vérifier le process, c’est s’exposer à une panne majeure.

La stabilité du process : l’analogie de la bulle

En extrusion, face à un changement, qu’est-il préférable de faire ?

  1. Prendre le risque qu’une bulle d’extrusion explose en injectant brutalement de nouvelles matières ?
  2. Ou opérer une transition maîtrisée, matière par matière, pour garder un cap et une bulle stable ?

La seconde option permet de maintenir une homogénéité indispensable. Avec 15 ans d’expérience en extrusion, je sais qu’il est souvent préférable de baisser un débit, de modifier certains paramètres ou de trouver une méthode alternative pour que la production continue sans rupture.

Corriger la dérive ensemble

Être capable de tenir compte de tous les indicateurs à notre disposition est la clé pour corriger une dérive. Mais le paramètre le plus important reste l’humain : une équipe n’est rien sans chacun de ses éléments. Pour le bien du groupe, nous devons être capables d’accepter la critique.

Mais attention à ne pas s’arrêter aux apparences de l’absurde. Si l’on change de focale, la gestion de cette crise peut aussi se lire comme une série de réglages d’urgence pour maintenir une structure qui menaçait de s’effondrer. 

 Dans l’industrie, on peut remplacer une pièce usée. Dans une société, la « fatigue des matériaux » psychologique laisse des traces indélébiles. Selon vous, le prix payé pour sauver la structure en valait-il la chandelle ? Partagez votre point de vue.

La gravité de la situation ne doit pas nous écarter du but. Nous devons nous centrer sur le problème et avancer ensemble. Après tout, nous sommes tous directement concernés.

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